Robert Mugabe démissionne après trente-sept ans au pouvoir

Malgré avoir précisé que les préoccupations et demandes des officiers de l’armée étaient « légitimes », il n’avait pas encore donnée de précisions sur sa continuité au pouvoir. C’est donc, une semaine après la prise de pouvoir par les forces armées, que le président du Zimbabwe a finalement décidé de quitter son poste.

Dans les jours qui suivent, l’ancien vice-président Emmerson Mnangagwa sera nommé président de la République. Le fort appui de l’armée et sa popularité au sein de la population devraient être des éléments suffisants pour pouvoir assurer une transition politique pacifique dans un pays qui vient de vivre une semaine pleine d’incertitudes et d’instabilité.

Zimbabwe tombe sous le contrôle de ses forces armées

C’est sous le bruit des coups de feux et explosions que Harare, capitale du Zimbabwe, est tombée sous le pouvoir des forces armées dans la nuit du 14 au 15 novembre. Le président Mugabe, ainsi que le reste de son gouvernement, se trouvent actuellement sous surveillance forcée par les membres de l’armée nationale.

Les responsables militaires de l’opération affirment ne pas chercher à briser le statut démocratique du pays. Cette tentative d’éviter la proclamation d’un coup d’État n’est pas anodine et chercherait notamment à éviter toute possible intervention de la part de l’Union Africaine (UA) et de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC).

Bien que les détails sur la suite de cette intervention n’ont pas été donnés par le chef d’état-major, le général Constantino Chiwenga, plusieurs commentateurs s’entendent pour dire qu’un retour de l’ex vice-président Emmerson Mnangagwa à la tête du gouvernement serait dans les plans de l’armée. Cela rejoindrait donc les propos tenus par le général Chiwenga lundi dernier, qui dénonçait la destitution du vice-président et la volonté de Mugabe de placer son épouse, Grace Mugabe, au pouvoir.

Une visite fortement attendue

La visite des mandataires nord-américains à Manille ne passe pas inaperçue aux yeux des groupes politiques qui demandent une réaction internationale face à la guerre contre les trafiquants de drogue menée par le président Duterte et ses forces de l’ordre.

Malgré ces attentes, les rencontres entre le président américain et son homologue philippin ont plutôt laissé entrevoir un climat décontracté et une forte complicité. Bien que des sujets liés à la sécurité nationale philippine et la guerre contre les narcotrafiquants ont été discutés, il paraîtrait que Donald Trump a préféré garder ses distances et ne pas mentionner le dossier des morts extra-judiciaires.

De son côté, Justin Trudeau -qui n’a pas de rencontres prévues avec le président philippin- a souligné l’importance de discuter les questions liées aux droits humains, mais cela sans non plus condamner les actes commis par le gouvernement de Duterte pendant la dernière année. Il est important de souligner que les intérêts canadiens lors du sommet ne se limiteront pas aux questions des droits humains, puisque cette visite servira également aux discussions pour un accord de libre-échange entre le Canada et les pays de l’ASEAN.

Un cartel nommé DAECH

Pour celles et ceux qui s’intéressent à l’organisation de l’État islamique, l’enquête de Clément Fayol et Benoît Faucon apporte de nouveaux éléments sur le fonctionnement de cette organisation. Entre autre, on y trouve un portrait détaillé des échanges (commerciaux) de ses membres avec les proches du régime al-Assad et les Kurdes qu’ils combattent sur le champ de bataille.

Nous vous encourageons à le lire et à présenter votre recension à la revue Études internationales.
Continue reading « Un cartel nommé DAECH »

Un différent type d’engagement canadien pour les missions de paix?

A seulement quelques jours de la Réunion 2017 des ministres de la défense sur les missions de maintien de la paix des Nations Unies, le Canada a laissé entrevoir plus de détails sur l’engagement prévu pour les prochaines années.

Fortement attendue par la communauté internationale, la conférence qui sera célébrée à Vancouver mardi et mercredi prochain (14-15 Novembre) pourrait être le moment de lancement de la nouvelle stratégie canadienne en ce qui concerne les missions de paix des NU.

Bien que les détails de l’engagement canadien restent encore inconnus, des sources libérales ont précisé le besoin d’adaptation de ce type de missions. L’objectif ne serait pas d’augmenter le nombre de troupes engagées (600 soldats et 150 officiers), mais plutôt d’avancer vers d’autres types de participation moins conventionnels et liés au soutien des acteurs sur le terrain.

L’OTAN mise davantage sur la cyberdéfense

Lors du sommet de défense de l’OTAN à Bruxelles, les ministres se sont mis d’accord pour mieux intégrer les aspects du cyber pendant les missions et ainsi améliorer la défense de ses infrastructures.  Cette initiative vient en réaction du grand nombre d’attaques que son système reçoit au quotidien, mais aussi du changement de dynamique que le champ de bataille actuel est en train d’expérimenter. Comme le Secrétaire Générale de l’OTAN, Jens Stoltenberg, l’a précisé «dans tout conflit militaire le cyber va à devenir une partie intégrale et en conséquence, nous devons renforcer nos cyberdéfenses et nos cyber-capacités »».

Cette rencontre, qui a eu une durée de deux jours, a su traiter également d’autres questions centrales dans l’agenda de l’organisation comme la crise nucléaire en Corée du Nord et les missions en Afghanistan et en Europe de l’est.

Pour connaître davantage sur la politique de cyberdéfense de l’OTAN et les résultats du sommet, le site de l’organisation présente une section entièrement dédiée à cet effet.

 

Une nouvelle étude comparative entre le F35 américain et le J-20 chinois

Le United States Naval Institut (USNI) vient de publier une note comparative entre le chasseur F35 américain et le J-20 chinois. Celle-ci compile notamment  l’avis de militaires et d’observateurs américains et russes.

Les chasseurs sont analysés à travers plusieurs catégories comme l’aspect général et la motorisation – impactant alors la vitesse, l’autonomie et la manœuvrabilité des avions. Les auteurs s’attardent ensuite sur l’armement, la furtivité et la technologie embarquée

Retrouvez l’étude sur le site de l’USNI.

Le USNI, créé en 1873, est une association qui regroupe près de 50 000 vétérans de l’Us Navy, du Corps des Marines et des Garde-Côtes américains. L’Institut reste encore aujourd’hui un forum influent dans le débat autour des enjeux de sécurité et de défense nationale.